Histoire

1930, un rapport de M. H.E. Williams-Jones, vétérinaire, décrit un suivi effectué sur quatre générations de chats de petite taille, pattes courtes, sains et n'éprouvant pas de problème de mobilité. Sa description va même jusqu'à le comparer au furet. Malheureusement, il n'en reste que des écrits. La Deuxième Guerre mondiale mit un terme  à  cette recherche ainsi qu'à  plusieurs autres races félines. De cette lignée, rien d'autre que ce rapport écrit.  Il faut attendre 1950, en Allemagne, pour qu'un chat attire la curiosité d'un soldat soviétique, dans sa base; dans une cour, de jeunes chatons s'amusent; l'un deux se tient souvent en position de "chien de prairie", sur les pattes arrière. Il l'emmènera avec lui à Stalingrad, où il y laissera une trace, "le chat kangourou de Stalingrad". Ensuite, plus rien que ce nom. Dans plusieurs parties d'Europe, des cas isolés furent répertoriés ainsi que dans d'autres parties du monde.

 

Photo d'une chatte Australienne de la fin du XIXe XXe siècle avec des pattes courtes.

1983            Pedro

1983; en promenade, Mme Sandra Hochenedel, est attirée par son chien qui aboie devant un camion; elle découvre une chatte réfugiée et effrayée, qu'elle recueille et l' emmène chez elle. Il s'avèrera que la chatte est portante. De la nichée, deux chatons avaient la particularité des pattes courtes; elle garda la femelle, "Black Berry", et donna le mâle "Toulouse" à un ami, M. Kay Lafrance, résident en Louisiane, à Monroe. Chez lui, les chats pouvaient aller et venir, ils vivaient en toute liberté et ce qui devait arriver... arriva bientôt: une population de Munchkin partageant les joies et les peines, jeux et chasse, sans que cela pose de problème relationnel entre les deux types de longueur de membres.

Mme Hochenedel et M. Lafrance prirent contact avec le président du comité de génétique de la TICA, M. Dr Solveig Pfluegger, afin de déterminer le gène responsable et ainsi d'établir que cette mutation été spontanée.

D'autres éleveurs rejoindront leurs rangs et, en 1991, la première tentative de reconnaissance de la race échoua suite au manque d'information de la "racine" de la race.  1994: cette fois-ci, le dossier est solide et le nombre de chats suffisant; le 1er mai, de cette année-là, le Munchkin est reconnu, ce qui ne sera pas sans polémiques, certains membres démissionneront et crieront au scandale, argumentant des problèmes de santé dus à cette particularité. L'avenir leur démontrera qu'ils s'étaient trompés. Depuis, dix-neuf lignées  différentes ont été répertoriées aux USA, qui n'ont rien en commun avec "Black Berry".  En Europe, et cela est étonnant, plus aucune nouvelle lignée fut annoncée à ce jour ! Les  éleveurs travaillent la race avec des chats de maison, mais certains ont utilisé des chats de race, d'où la difficulté  de fixer un type. Il est interdit désormais d'utiliser un chat de race reconnue, le Munchkin descend du chat de maison "Félis Catis" et doit garder son empreinte. Il existe aussi en poils longs, Munchkin  Longhair.

Il doit son nom au cinéma.  1939, dans le film de Fleming "Le Monde Imaginaire d'Oz", celui-ci décrit un peuple de nains qu'il nomme le pays des Munchkin.... il n'en fallait pas plus pour installer ce chat dans le merveilleux .

1er mai 1995, Fête du Travail... reconnaissance du Munchkin par la TICA, une entrée par la grande porte...

En Europe, le Loof, ainsi que les clubs indépendants, l'ont adopté. Dans le monde il est un chat de race à part entière et a droit a ses lettres de noblesse. Seule la FiFe ne le reconnaît pas... à ce jour (peut-être dans vingt ans...).

Le mot de la fin:  la controverse qui entoure encore de nos jours le Munchkin ne fait que contribuer à sa réussite et à sa popularité, surtout en Amérique. Timide encore en Europe, mais il est prêt à la conquérir...                           

Texte de  XXL Cattery.

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